texte intro

"Le vrai voyage ce n'est pas de chercher de nouveaux paysages, mais un nouveau regard"

Marcel Proust

mercredi 17 octobre 2012

Le T de PVT - Part 1


The Real PVT (à Toronto du moins…)

Le PVT peut avoir bien des saveurs, il peut revêtir de nombreuses couleurs selon les projets de chacun. Mais pas seulement. La pensée qui domine mon esprit en ce moment est la suivante : un PVT en 2012 n'a rien à voir avec un PVT en 2007. Pourtant seulement 5 années séparent un PVTiste de la cuvée 2007 de celui de la cuvée 2012. Mais un élément majeur s'est invité à la fête entre temps : c'est la crise.
Aaah toujours cette fameuse crise, elle a bon dos me direz-vous… Et pourtant il y a une part de ça dans les difficultés que nous rencontrons actuellement. Le « Canada-pays-du-plein emploi » où le PVT signifie trouver des petits boulots facilement et en profiter pour voyager un max n’existe plus. Peut-être en faisant du woofing, ou dans des contrées perdues (et encore…).

Je prends conscience qu’être en PVT dans une ville comme Toronto avec la volonté de s’y installer pour quelques mois se résume autrement : nous sommes devenus des immigrés, comme tant d'autres immigrés qui arrivent chaque années au Canada, avec toutes les difficultés que cela implique et qui nous sont totalement inconnues.

Depuis des années nous étions conditionnés dans notre vie de privilégiés bien confortable. Pour ma part je n’avais jamais vraiment réalisé ma chance jusqu’à ce que je me retrouve à chercher un travail dans un pays étranger où je n’ai jamais travaillé, avec la barrière de la langue et des codes professionnels et sociaux très différents de ceux que nous avions toujours connus. Nous sommes sortis de cette boite où nous étions très souvent maitres des éléments qui la composent pour s’aventurer sur un territoire où tout ce qui constituait nos repères ont disparus. Cette pensée me fait relativiser dans le sens où dans ce contexte il n’est pas étonnant que n’ayons pas encore trouver un job en 1 mois et demi. Il ne suffit plus d’avoir les compétences requises ou l'expérience nécessaire, il faut avoir la chance de  tomber sur un patron qui ne bloquera pas sur le visa, qui nous donnera notre chance même si notre anglais est encore un peu hésitant et qui acceptera de nous embaucher sans aucune référence canadienne.
Bref beaucoup de  « si » et beaucoup de chances à cumuler pour atteindre ce qui constitue notre Graal du moment : un job.  

La mortelle attente !

En attendant il faut faire preuve de patience et de persévérance. Ce qui n’est pas tous les jours facile. Au début on est plein d’espoir et de motivation. Puis viennent les premiers entretiens qui durent 5 minutes, et on commence à se poser des questions. Avec le temps notre anglais s’améliore et les entretiens se passent mieux. Viennent alors les jours d’essai. Pour ma part j’en ai fait un, pour un job que j’aurai adoré mais j’étais en concurrence avec une autre personne qui avait plus d’expérience que moi et je n’ai pas eu le job.
Gaël a fait un essai samedi dans une boulangerie, il y retourne cette aprèm et on croise les doigts que ce soit la bonne car financièrement on commence à faire la gueule. Ce n’est pas le job de ses rêves mais on a bien compris qu’il fallait commencer quelque part (pour acquérir la sacro-sainte expérience canadienne) alors on s’accroche à la moindre branche qui atteint notre portée.

Le plus dur c’est l’attente, et la routine éreintante : recherche d’annonces, envoie de candidatures, distribution de CVen magasins... Ces derniers temps nous avons limités nos sorties pour des raisons financières, alors notre vie sociale tourne également au ralenti. Nous sommes allées boire un verre avec Sean pour l’anniversaire de Gaël mais pas grand-chose à part ça. On a pleins d’idées et pleins d’envies mais pour l’instant on se concentre sur l’essentiel, on aura tout le temps d’en profiter plus tard.

On garde la pêche !

Niveau météo je ne vous cache pas qu’on commence à serrer les fesses. On oscille entre 6 et 12 degrés ces derniers jours, avec un tout petit peu de pluie mais surtout du vent. C’est un temps de Ch'tis :-) On a connu un brouillard qui recouvrait toute la ville, si épais qu’on ne voyait plus qu’un grand voile blanc. Du haut de notre chambre au 26ème étage, nous avions littéralement la tête dans les nuages.
Petit aperçu de ce qui nous attend pour les prochains jours :



Cette expérience de recherche d'emploi au Canada, et les difficultés que l’on affronte en ce moment, n’ont pas eu raison de notre motivation ou de notre moral. Cela dit il est clair que nous ne vivons pas la période la plus agréable de notre PVT. On sait très bien, d’après les entretiens et les retours qu’on a eu, que nos efforts finiront par payer. Le plus vite sera le mieux ;-)

La suite au prochain épisode :-) - Le T de PVT Part 2

1 commentaire:

  1. En espérant qu'au prochain épisode Gaël aura décroché son contrat pour fournir aux tonrontois du bon pain... Et que les recherches de Marie finissent par aboutir sur du concret. Bises à tous les deux

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